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- Nous procédons par cercle d'affinité: "Qui souhaite retrouver qui?". Voir détails dans la page: "Pourquoi ce blog?" reprise du 1er message publié.
- Je ne suis que la plume à votre disposition, Christiane LANIER jusqu'en 1971, DAIRE (ép d'Etienne) mail: christianedaire@orange.fr
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- Notre blog est le votre: http://lycee-en-foret-montargis-1961-1971.blogspot.com

ci-dessous 3/4 gauche: des "articles" (précédés d'une date) s'empilent, dans le 1/4 droit des "pages" avec des listes, des photos de classe ordonnées, nos têtes d'aujourd'hui, photos d'avant lycée....

mardi 24 mai 2016

erreur "réparée"? Doit être replacée en 1964- 65 term et non 1961-62 2sd initialement annoncé ...mais les noms sont exacts

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1964-65 ME (Math élem.)
1- 1 Gérard JANVIER - 2 Francis DURAND -3 Gérard MOUCHOT - 4 Gérard de LORIOL - 5 J.François LALU -  6 J.Luc LEPATRE - 7 Dani MARTIN - 8 Alain DUMAS  - 9 Jacques DESPRES
2 - Christian MEGRET - 2 Michel BAGGI - 3 Daniel BOUCHERON - 4 Gérard.ENJALBERT - 5 Pierre DIZENGREMEL-  6 Fauzia KABIR - 7 François POCHE - 8 Mireille GAUDICHON - 9 Jocelyne BRUNEAU
3 - 1 Olivier DUHAMEL - 2 Roland DUMAS - 3 J.Michel DELAVEAU - 4 x. PESTY - 5 Bernard VAILLANT - 6 Manuel TORRES - 7 Jeanine PARENT - 8 Nicole POURQUIER - 9 x. LEPAGE
4 - 1 Michèle FELDNER - 2 Jacques LOTTEAU - 3 A.Marie LARCHET - 4 Michèle BOULMIER -  5 M.MARTIN prof - 6 Nicole GENERAUX -  7 M.Jose BONNEAU - 8 François CHARLOT - 9 x.PROCHASSON

En mars-avril (2016), un vrai problème... beaucoup de nouvelles photos arrivaient...et j'ai fait quelques erreurs....
Sept 2016: je crois avoir remis les classes à leur place....Je peux reprendre l'article initial....Ci-dessus c'est donc la 64-65 ME et ci-dessous une 2sd de l'année 61-62. 
J'y reconnais Suzette GUENOU 2-4 (qui fait ici très jeune, était en SE en 63-64 tout comme J.Pierre DEPEE 1-5, d'autres visages M.C.LANCELOT 3-6, Nancy GODEFROY 4-3...et encore d'autres dont vous allez me souffler les noms

ajout sept 2016: Je viens de revoir Suzette GUENOU mi Août: elle habite Cauterets, son mari Jean MASSON est "LE" photographe des Hautes Pyrénées = tous les présentoirs de cartes postales sont à son nom. 
Elle donne le bonjour à tous ceux qui se souviennent d'elle, je suis à votre disposition pour vous donner ses coordonnées...que vous pouvez trouver seul, vu la notoriété de son mari.

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Je profite de cet article pour reprendre les autres classes reçues de Christian MEGRET.
La 1ère A figurait déjà avec les noms

1963-64 1è A

1965-66 ME 
1 - 1 Georges BERNARD - 2 Christian MEGRET - 3 Jocelyne BRUNEAU - 4 J.Claude FAGET - 5 Gérard   ANGLADE - 6 Lydie BERNEAU
2 - Jacques LOTTEAU - 2 x.MARTINI - 3 Olivier DUHAMEL - 4 Olivier DULIEGE - 5 Francine BIGUET - 6 Marianne DEPEE 
3 - 1 AVEZARD - 2 CLERGEAU - 3 Monique DONNETTE - 4 M.Noëlle BATUDE - 5 Maryse CLEMENT - 6 Martine RAGEY
4 - 1 Alain DUMAS - 2 Pierre DIZENGREMEL -3 Roland LEGUILLOU - 4 Gérard LEGUELTEL - 5 Evelyne BEDU - 6 Thérèse DELOHEN
5 -  1 J.Michel ALBRECHT - 2 x. BEDNARZYCK - 3 Christian BROCHET - 4 Alain CHOUQUET - 5 x. BERGER - 6 Monique COURTOIS - 7 Catherine BOUSSANGE
- 1 Alain DEDOURS - 2 POISSON - 3 Hervé LEROUX - 4 Pierre MASSON
7 - 1 CONRY - 2 BIZET - 3 M.Joseph CHEMIN - 4 Jacques DEVAUX - 5 CORMONT - 6 J.Louis LAFOND - 7 Gérard De LORIOL
8 - Francis DURAND - debout  M.MARTIN (prof)
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samedi 21 mai 2016

PHOTO de WASIL LAGODIUK l'équipe de foot du lycée entraînée par Claude CHAMPEAUX (63-65)

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Voici une photo que Wasil LAGODIUK a offert à Claude CHAMPEAUX le 30 avril:

commentaires de Wasil 
"50 ans déjà...... quelle excellente équipe et un prof ! Super, 
quels souvenirs! Wasil"

Il avait noté les noms au dos de la photo
de gauche à droite:
1 - 1 xx -  2 FROMENT -  3 Claude CHAMPEAUX -   4 MASSON -  5 LOPEZ -  6 CHOISEL
2 -  1 FERAUD -   2 xx -    3 xx  -   4 Philippe HOUY -    5 X -   6 DELAVEAU?

Nous allons compléter cette photo:  
-précision sur les dates: entre sept 63 et juin 65
- remplacement des croix par des noms

Je sais que je peux compter sur vous.

Nous connaissions tous Genka (Geneviève KMIEC ep CHAMPEAUX) grâce à ses souvenirs.
Nous étions tellement nombreux que je n'ai pas eu le temps de parler avec Claude (qui était tout en haut de l'amphi alors de Genka était au 3è rang avec ses copines de l'époque...)

L'important est que Wasil ait pu parler avec Claude dont il gardait un excellent souvenir...
c'est bien le but de nos Ralef...

mardi 17 mai 2016

Elles reviennent pour la 1ère fois au lycée...45 ans plus tard...

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Résumé de ces 2 derniers mois:
Caroline GRABOS (60-63), n'a pas internet et ne savait pas que j'avais "réclamé", à plusieurs reprises, et depuis de longs mois, la détermination d'une date pour organiser le 2è Ralef
Elle m'a téléphoné mi-février...pendant les vacances scolaires de la zone Orléans-Tours.
Tout en ayant conscience de l'énorme difficulté dans laquelle je m'engageais, j'ai proposé 3 dates à Mme CONDRACQ (proviseur du lycée) afin qu'elle choisisse la date la plus appropriée

Moi, qui suis retraitée depuis longtemps, bénévole pour Pharmaciens Sans Frontières, bénévole avec le Collectif Téléthon de Veretz, bénévole à la Forêt de Livres le dernier dimanche d’Août près de Loches, bénévole pour...pour.. tout ce qu'on me propose, 
Moi, qui ai vu partir trop tôt, trop vite ou très lentement, trop d'ami(e)s, trop de proches....
Pourquoi n'aurai-je pas pris un peu de mon temps libre pour essayer de retrouver ces ancien(ne)s...la plupart perdues de vue?

Je l'avais dit dès 2011: 
- autant mes 4 années au CEG Pasteur avaient été, pour moi, très formatrices 
- autant les 4 années passées au Lycée, ne m'avaient pas laissé de souvenir d'avoir appris grand chose...
Des profs (que je me permettrais de qualifier de "non compétents": je m'amusais à écrire sur mon cahier de texte le nombre de ?? choses inutiles dites par certains profs, style "ici, vous avez ici"...répétées des centaines de fois pendant les 50 mn de cours !!), 
des exceptions trop rares de profs qui souhaitaient apprendre à leurs élèves; 
obligeant de trop nombreux lycéens (dont j'étais), à assister aux cours du soir "des arts et métiers" à Durzy, par M.Feller, père d'une copine de primaire...pour ne pas perdre nos acquis..

Pour moi, le lycée se résumait :
- à mes ami(e)s "anciens de Pasteur" 
- à la merveilleuse équipe de hand...sans savoir que quelques années plus tard, j'épouserai un garçon qui fut envoyé dans les espaliers qui entouraient le but de hand...par un des joueurs de l'USMM et que notre meilleur, plus ancien et toujours copain aurait fait le CREPS avec 2 des mythiques joueurs de l'équipe du lycée.

Patrice MARECHAL, initiateur du Ralef, nous ayant brutalement quitté, il fallait accepter que ceux qui avaient crée le groupe d'organisateurs du 1er Ralef ne soient plus disponibles...aussi j'ai repris "notre" listing dit "de travail", envoyé une grosse centaine de mails aux adresses que j'avais depuis 2013 (48 retours adresses obsolètes), écrit à tous les inscrits sur le site "copainsdavant" sur le lycée de l'ouverture aux années 70...(certains l'ont reçu 3 ou 4 fois)

Geneviève KMIEC (60-63), qui n'avait pu venir au 1er Ralef car avertie trop tardivement, a été la 1ère informée de l'appel de Caroline, elle devait pouvoir être disponible pour ce 2è: elle a eu connaissance des 3 dates proposées à Mme Le Proviseur qui choisit le samedi 30 avril.

...et le groupe de recherches s'est constitué: 
- Danielle BRIN (61-64) a pris contact avec tous les locaux qui n'avaient pas internet
- Michel PINSON (61-64), désolé d'être déjà engagé sur cette date, a cherché comment retrouver les garçons que Monique BON (60-63) avait proposés.
- Jeanine SMOLNIK-PIROG (60-63), Guy DELAVEAU (surgé de 1963 à 1999) ont eu leur grosse part d'activité...et nous avons réussi.


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C'est Caroline GRABOS qui a insisté pour ce 2è Ralef mais que savons-nous sur ces élèves qui ont fait l'ouverture de cet établissement ?.

Genka  (Geneviève KMIEC) nous a fait un merveilleux récit que je ne lasse pas de lire. 
Il restera toujours lisible puisque mis sur la page "Samedi 30 avril."
Elle nous a raconté la vie d'interne d'une fillette de 12 ans, les surprises de la lycéenne...rapidement entrée dans la vie d'adulte: 2 années de pionnicat qui permettraient de poursuivre ses études tout en travaillant...pour devenir... enseignante.

Cela méritait bien la publication d'un article spécifique ponctué de ses photos d'époque...
il faut rappeler qu'elle nous regardait lorsqu'elle lisait son texte: elle ne voyait pas ses photos qui passaient en boucle sur le grand écran.....

Qu'a fait Caroline à sa sortie du lycée ?:
elle est devenue Hôtesse de l'Air. 
Ce métier qui faisait rêvée tant de jeunes filles de notre génération...Orly était l'unique aéroport de Paris, et, en moins d'1 heure nous pouvions y être...
Qui n'est pas "monté" avec sa famille sur le toit pour voir les avions décoller ?...(c'était tout à fait légal)

Jeanine SMOLNIK, que Geneviève qualifie de brillante élève avec une prodigieuse mémoire, a fait une année d'Ecole Normale pour devenir institutrice, puis prof.

(Il est, sans doute, utile de rappeler qu'à notre époque: 
- soit nous passions un concours en fin de 3è, pour poursuivre sa scolarité en internat à l'école "normale" de filles ou de garçons, puis les 2 parties de bac passées et toujours réussies, c'était une année pour apprendre la pédagogie
- soit nous passions un concours pour être admis à l'EN après le bac)
Pour les Montargois c'était Orléans ou Melun.

Jeanine est donc devenue enseignante...et elle est même revenue au lycée comme prof de 69 à 72

Dans ces élèves sorties du lycée, nous avons donc 2 enseignantes Geneviève et Jeanine, Caroline (qui avait le métier rêvé de cette époque...mais a-t-elle épousé un commandant de bord ?)...

Il nous manquait l'autre métier choisi par un grand nombre: soigner son prochain...alors faute d'être médecin...ils furent très nombreux de cette génération, à devenir infirmier ce qui fit Dominique BONNARD (61-64) 
Sans doute utile de vous remettre leur photo:
de gauche à droite:
Dominique BONNARD-HENRICH (61-64) Jeanine SMOLNIK-PIROG (60-62, pr 69-72), Caroline GRABOS (60-63).


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lundi 16 mai 2016

2 PHOTOS DE 62-63, reçues de J.François SCHVED (1961- 66) avec presque tous les noms.

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Un très grand merci à J.François SCHVED  grâce à qui vous pouvez découvrir 2 photos de 1962-63...avec presque tous les noms.

Je me suis permis d'ajouter des prénoms: Serge (pour GOURRIER), Catherine (de la Clergerie), ajouter une lettre pourrait être Claude HERVEZ mais est-ce celui de la 1ère classe ou de la 2sd ? 
Il serait bien que vous confirmiez l'exactitude de ces propositions.
Toujours à votre disposition.

1962-63 6ème
1 - 1 HOUDEAU - 2  Claude HERVEZ - 3 Gérard DELBOT   - 4 LEGENDRE   -5  CHERASSE - 6  
     KLAELE -7 Yves MEGRET  - 8 SIMONNET  - 9 PERROTIN
2 - GAUTHIER   - 2 DEROCHE   - 3 MARGIER  - 4  Philippe JOSEPH -  THIBAULT   - 6 
     BOUSSOGNE - 7  BARDIN   - 8 HOUDEAU ( frère jumeau de 1-1: Hervé et Olivier)  - 9 GALLARDAT
3 - 1  PLANE - 2  BOULAIN -3 Christian HURTIN  - 4 SIGURET  - 5  MASSON  - 6 BOS  - 7 PAILLARD (ou 
       Jaillard?)  - 8 LANIECE - 9  DAVEAU
4 - Jean-Louis TORRES - 2  Christian BOITTE  - 3 Jean-Louis ANTOINE  - 4 PAUMIER  - 
     5 M.SARREBEZOLES - 6  J.François SCHVED - 7 GARNIER - 8 PETIT - 9 KLEIN


1962-63 5è 
1 - 1 BARDIN - 2 Monique ATLAN (?)   - 3 Catherine de la CLERGERIE  - 4  Annie GENTY  - 5 LEMAITRE
      - Christian RIMBERT - 7 DEROCHE - 8 ARNOUX - 9 VIDAL
2 - 1 KLAELE  - 2  BRUNET - 3 ??  - 4 J.Jacques JAILLAT - 5 LAFFRAY - 6 Serge GOURRIER - 7 
      VARLOU - 8 HEIDIGER  - 9 DELBOT - 10 Claude HERVE(Z) (je crois)
 3 -  Richard DAUTIN (???)   -2 Chantal GRENIER - 3   SIGURET - 4 Didier CREMNITER -  5 ??   - 6 
      J.Louis ANTOINE - 7 LEGENDRE - 8 Annick  LACOUDRE  - 8 Christian BOITTE - 9 Jean-Louis POMMIER

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dimanche 15 mai 2016

Commentaire de Paul AKRICH (62-69), nouveau retrouvé après notre Ralef du 30 avril.

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S'il vous plait, mettez un mail afin que j'écrive ce que vous dites dans une page ou un article.
Evitez d'écrire des commentaires....d'abord, pour vous c'est compliqué (ils demandent des trucs qu'il faut récrire, si c'est pas exactement pareil il faut recommencer...), ensuite je crains que 
personne n'ait le courage de descendre tout en bas d'un article qui se retrouve, dès le mois suivant, enfoui dans les archives. 
Les pages, elles, restent sur le coté droit: mais qui continue?? une fois passé les années où on peut se retrouver ou reconnaître des copains.?..peut-être les plus jeunes n51,52 ?? et là aussi les commentaires se situent encore en dessous... 

Voici le dernier commentaire reçu:
"Que de souvenirs !
Les parties de foot tous les samedi-matin dans la cour du lycée.
L'étude du soir, William G (j'ai deviné le nom de famille!..il y en avait 3 dans la même classe, mais 1 seul G!!) qui faisait le poirier sans les mains....(là, mon imagination a des limites: un poirier sans les mains? sur la tête?)
...mai 1968 et ma renaissance, le professeur extraordinaire de latin Mr PASQUIER. 
Encore bravo pour les créateurs de ce site". 
AKRICH Paul.

D'accord, ça fait plaisir de recevoir des compliments...étant la seule "factrice" de ce blog...
qui n’existerait sans doute pas si vous n'aviez rien à transmettre....autant que vous en profitiez tous !!!

Ce commentaire a été placé sous les 110 (ou +, je n'ai pas comptabilisé les nouvelles arrivées) photos de classe, ponctuées des équipes de hand et de la photo des profs de 67.

Paul nous parle de ses souvenirs de lycée: ça tombe bien: nous sommes là pour les recevoir..et en faire profiter tous nos lecteurs.

Par contre, excepté William G (qui a failli venir le 30...mais qui a renoncé...vue la distance et les impondérables de la vie), Paul nous parle de M.PASQUIER...mais qui a connu ce prof ?? vous nous avez souvent parlé de Mme THOUVENOT et quelques autres...c'est la 1ère fois que j'écris le nom de PASQUIER: que Paul nous en dise plus...

Paul nous parle de mai 68...
- Que s'est-il passé pour lui?
Une renaissance grace à un prof de latin? nous avons hate d'en savoir plus...

Plusieurs se souviennent de ce qu'ils ont vécu dans ce mois à jamais gravé dans des mémoires.
Pour moi, pionne d'internat pour les 8 internes de Durzy qui revenaient au Chinchon chaque soir:  
- un arrêt d'activité professionnelle de 2 semaines,
- impossibilité de prendre le train 2 fois par semaine pour suivre mes cours à Paris, mais le télé-enseignement fonctionnait toujours et j'envoyais mes "devoirs"...
- des réunions où certains demandaient qu'on réduisent nos horaires à 36h hebdomadaires (alors que nous en faisions 40), le samedi et le dimanche étant des jours "normaux";... qu'on nous compte la nuit d'activité différemment = 3 heures au lieu d'1/2 heure...
- nous apprenions que d'anciens copains du lycée étaient à Paris, et soulevaient des pavés devant la Sorbonne....
Fin mai 68, ce fut un véritable raz-de-marée pour le Chinchon: M.Morizet avait succombé des suites d'un accident de la route, qui avait initialement diagnostiqué de bénin et il était rentré chez lui...Je reverrais toujours ce long cortège encadré par des dizaines de motards, des dizaines de bus, des voitures sans discontinuer de chez lui, depuis la cote de Viroy, jusqu'à Chantecoq où il était resté secrétaire de mairie...

Paul a commencé son commentaire en parlant de parties de foot mémorables du samedi matin..et là...si je peux illustrer par quelques photos...je crains qu'elles n'aient qu'un rapport lointain avec les propos de Paul ...

Je vous propose diverses équipes:
celle de "petits jeunes" de 1968 (en couleur) :
Mes souvenirs sont plus anciens...
Que nous avons une mémoire sélective (nous ou moi seule ?): J'avais totalement oublié le visage de "jeunesse" de Bernard KUBIAC. J'ai appris qu'il fut un sportif respecté (autant au hand qu'au foot: grâce à l'historique que nous avons réalisé pour offrir à Mme le Proviseur.
J.Louis LACOSTE (qui, lui, évidemment, se souvenait très bien de Bernard) m'avait donné plusieurs photos du collège Gambetta ainsi que du lycée où le nom de Bernard figurait....mais aussi , d'un autre Bernard...VAILLANT (qui ne supporte plus le surnom que nous le donnions) dont je me souvenais très bien...pour ses facéties...mais pas pour ses prouesses sportives...
Moralitéarrêtons de porter des jugements sur les autres, restons en aux faits....(ou des  souvenirs que nous en avons)
autre remarque: la vie est très courte, nous devons en profiter sans se prendre au sérieux

...J'avais préparé cette photo NB des profs....mais ne l'ai jamais publié en articles
Chaque année, n'y a-t-il pas une rencontre profs/pions contre les élèves???
..n'ayant que très peu de commentaires à faire...cette photo était, je crois, restée dans les brouillons...

Avec mes excuses....j'essaie de publier dès que j'ai une opportunité (puisque c'est un bon moyen qu'un ancien "tombe" sur notre blog)...et il se peut que j'oublie ce que j'ai fait....

Je reconnais  les prof BOUTIN, DUPONT, DUVAL...l'assistant d'allemand (mais pas de son nom, il était, pourtant, parti avec Etienne en Allemagne, pour faire changer le moteur de notre coccinelle...véhicule qui m'a lâchement laissé moins d'un an après, à la sortie de Ladon alors que je repartais pour La Source...)
Pour les autres noms...j'attends votre aide...

Qu'est devenu J.Patrick DELMOTTE, en photo classe de Philo à coté d'A.Marie GANNAT (ici 2-5)
La photo ci-dessous doit dater de 68 ou 69, car je crois que J.Patrick a été, comme beaucoup d'autres, pion après le bac. 
A.Marie, récemment veuve, ne s'est pas sentie capable de faire 700 km seule....elle m'a demandé de retrouver J.Patrick...mais c'est un nom tellement "courant" .... 
D'accord, sur l'annuaire, il n'y a que 2 J.Patrick DELMOTTE en France et même précisément à Paris (pour moi: c'est le même). J'ai dû mal à l'imaginer avocat, je le pensais, comme beaucoup d'autres, à l'éducation nationale.
Aidez-moi à partir sur des pistes, il y en a bien qui doivent se souvenir de ce garçon?La semaine dernière j'ai appelé Paul AKRICH...mais c'était plus facile, il s'était inscrit sur copainsdavant, il y avait une ville, je n'avais qu'à trouver son tel...à condition qu'il ne soit pas sur liste rouge...


... Je retrouve, aussi, une "coupure" du journal local: c'était avant 70, car la coupure hebdomadaire était encore le jeudi...
à vous de me proposer les noms...je connais le 2-3 ??
Comme vous le savez, je ne suis que votre facteur qui essaie de vous transmettre des nouvelles de ceux que vous avez connus autrefois...

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Souvenirs de Genka (60-63) ouverture du "lycée"..mais aussi dès ses années collège sept 55: interne au "Chinchon"

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Souvenirs du Lycée –en-Forêt de Montargis


Comment évoquer le Lycée-en-Forêt sans parler, brièvement, du Collège de jeunes Filles, boulevard du Chinchon à Montargis, département du Loiret.

Juste un rappel de quelques moments épiques de la vie des pensionnaires qui venaient, pour la plupart, des villages proches de ‘’la Venise du Gâtinais’’ 
Ces adolescentes, toutes très fières d’avoir réussi au Concours d’entrée en sixième & de porter, pour sortir, la tenue réglementaire, chemisier blanc, jupe plissée bleu marine & veste assortie.
 En classe, la blouse beige portant les nom, prénom & classe brodés au coton perlé rouge, annulait les différentes classes sociales. 
Au goûter, nous prenions des tranches de pain servies sec que nous agrémentions de barres de chocolat ou de confiture stockées dans nos boîtes à provisions rangées près du réfectoire. 
Certaines y ajoutaient des fruits, bananes, pommes ou oranges. 

Après le dîner, nous allions par tous les temps, nous dégourdir les jambes dans la cour. Par groupes, nous racontions nos histoires du dimanche passé dans nos familles restées au village ou alors, nous menions campagne pour élire la chef du dortoir. 
Si je parle de cette anecdote, c’est grâce à Anne-Marie Muzard : elle avait racolé des internes d’une manière si bruyante & si envahissante qu’elle gagna l’élection contre moi qui ne savais pas qu’une élection se gagnait par matraquage verbal des électeurs ! 
Par cette élection, j’ai compris que la politique ne serait jamais ma tasse de thé ! Durant d’autres soirées, la même A M Muzard dansait le flamenco frappant des castagnettes & chantant en espagnol. J’en étais estomaquée : elle n’avait aucune honte à montrer ses origines au contraire elle montrait la richesse de sa culture maternelle alors que moi, je faisais tout pour tenter de cacher les miennes polonaises& honteuses ! Quelle claque !

Quant aux « grandes », celles de 2nde, 1ère & terminales, elles ne venaient pas dans la cour, elles avaient le droit de s’engouffrer dans une salle peinte en rose, le « foyer » où elles pouvaient écouter des disques, danser, s’affronter dans des jeux de société : nous avions hâte de le devenir, le plus rapidement possible; elles étaient très impressionnantes, une belle prestance, on dirait des « stars », de nos jours ou des « people ».

Pour parler des stars, qui se souvient du passage de Mijanou Bardot, la sœur de Brigitte, qui était de passage, en compagnie de Maurice Ronet, à l’hôtel de la Poste, en face du Collège, la nuit précédant la distribution des prix ? Les prix reçus, nous nous sommes précipitées pour la séance d’autographes.

 Au dortoir, nous avions nous aussi notre star, Françoise Larivière qui avait deux dons : elle chantait à tue-tête pendant la toilette du soir mais elle chantait faux les chansons en vogue : une véritable « Marguerite» !
L’autre don, la narration : le lundi soir, elle racontait haut & fort, le programme de la télé du samedi soir, «36 Chandelles » avec Jean Nohain. Celles qui ne possédaient pas de poste de télévision, tiraient la langue & j’étais de celles-là.

Les années sont vite passées avec le travail donné par les professeurs telles Mme Hue, en Français, Mme Pigelet en anglais, Mlle Voisin en couture, Mme Thouvenot en latin qui me surnommait « archaïque » parce qu’en version j’avais mis un mot trouvé dans le Gaffiot suivi de la mention « archaïsme » que j’avais recopié portant la même mention ! Ironique la Latiniste.

Á propos de 6ème, en janvier 1956, l’hiver avait été particulièrement rigoureux.
 Il neigeait tant, pendant les nuits du dimanche au lundi qu’il était impossible de circuler: il fallait attendre le passage du chasse-neige pour oser s’aventurer sur les routes à travers la campagne ; quelle aubaine, pour nous pensionnaires !
 Le retour au collège ne s’est fait qu’en début d’après-midi, plusieurs lundis de suite.

Enfin, nous sommes devenues « Grandes » : à la rentrée scolaire 1960-1961, nous avons eu le privilège de participer à l’ouverture d’un nouveau lycée : Les garçons du collège boulevard Gambetta & les filles du Chinchon, secondes, premières & terminales furent regroupés au Lycée-en-Forêt qui venait de s’achever, juste derrière les terrains de sport du stade où nous allions en « plein air », une fois par semaine, en lisière de la forêt.

Quelle révolution ! Nous montions dans le car de l’entreprise « Darbier », le « Darbus » dixit Christiane, après le petit-déjeuner, les cartables bourrés pour la journée, nous traversions la ville avant de descendre devant la grille & pénétrer, comme tous les externes & les demi-pensionnaires, dans l’immense cour de cet impressionnant lycée flambant neuf.


Á la sonnerie, mise en rang, filles & garçons, pour pénétrer dans les classes avec les professeurs.
 La 1ère B dont je faisais partie était mixte : pour la première fois de ma vie, à 17 ans, je côtoyais de près des garçons ! Quel chamboulement ! Quelle excitation ! Six ou sept heures devant ou à côté d’adolescents aussi perturbés que les adolescentes. Josette Haize & moi, étions assises à la même table devant celle de Jean-Marie Guillon & de Roger Gramain, deux énergumènes qui ne cessèrent de toute l’année de lancer des vannes assez fort pour être entendus des deux excitées placée devant eux.
 Nous avons bien ricané comme toute adolescente qui se respecte de leurs « bons mots », tellement ricané que j’en ai raté mon 1er bac; même l’oral de rattrapage qui avait lieu, à Paris, au lycée Claude Monet dans le 20ème a été aussi lamentable que mon année scolaire !

Je garde un souvenir infime mais précieux de l’inauguration du Lycée-en-Forêt.
Toutes les classes étaient rangées dans la cour, face au lycée, dos à la forêt.
Le proviseur & les autres membres de l’administration font la présentation des professeurs, en tête des classes.
Le ministre de L’Education Nationale, Louis Joxe, cheveux blancs ondulant, costume sombre & chaussures en daim, est à la parade avant de prononcer son discours. Je n’ai d’yeux que pour ses chaussures : un homme chaussé d’aussi élégantes chaussures en daim, du jamais vu pour moi ! Puis nous sommes retournées à nos ricanements ; rien à dire de mon redoublement de la classe de 1ère si ce n’est remercier Madame la Directrice & l’administration d’avoir permis à une élève boursière de conserver sa bourse tout en redoublant. Les cours de français ont repris avec Mademoiselle lange & le latin, avec Madame Thouvenot, en compagnie de nouvelles camarades celles qui venaient de seconde. Lange & Thouvenot, les seuls noms de professeurs qui me restent en mémoire.
Obtention du 1er bac, à l’écrit & passage en  Terminale Philo. 47 élèves dans la classe, dont 14 garçons : évidemment, ils sont en Math Elem, & bientôt nous serons 50 car des élèves rapatriés d’Algérie arrivent.
Monsieur Régnier, règne en maître sur la section,
Monsieur Dupré, histoire-Géo,
Mademoiselle Vianney, physique-chimie,
Madame Gendre, en éducation physique,
Monsieur Lavé en anglais sont des noms & des têtes restés en mémoire.


 Jacqueline Bourgeron correspondait avec Jeanine Smolnik qui poursuivait ses études à l’Ecole Normale de Melun en 4ème année, formation des institutrices. Jeanine a conservé ces reliques précieusement & jacqueline ne m’en voudra pas d’en extraire quelques passages devenus savoureux.

Elle écrit qu’elle est assise à côté de Boulas en physique & Claudine Chaumont à côté de Claude Cochard, la coqueluche des filles pour son visage gracieux.
 La classe est scindée en deux pour les cours de sciences-nat où la dissection d’une souris provoque quelques remous.

Le 9 octobre, ajoute-t-elle, Monsieur Régnier a fait une interrogation écrite ; un texte de Bergson à lire puis définir la nature de la vie psychique & la méthode de psychologie de Bergson.


Au travail, les retraités à vos documents & à vos stylos pour un petit exercice de style…
 Autre dissertation, fin octobre 1962, « les œuvres littéraires sont-elles utiles à la science psychologique ? » 
Ah, Monsieur Régnier, rigoureux mais plein d’humour !
Je cite toujours, Jacqueline Bourgeron, absente mais présente dans nos cœurs, « Nous en sommes à la passion (à apprendre pour demain), ce matin, nous faisions la perception.
Monsieur Régnier abordait la perception, il parlait de l’hallucination en donnant des exemples ainsi : « Si j’étais halluciné, je regarderais Mlle Hetzel, une copine à Guimard, & je serais sûr que ce serait Jeanne d’Arc car j’aurais des preuves mais comme je ne le suis pas, je sais qu’entre elle & jeanne d’arc, il y a une abîme ». 
Nous, esprits mal tournés, nous avons pouffé de rire & impossible de s’arrêter. 
On rigole bien, tu sais ! l’autre fois, il donnait l’exemple du bonhomme sourd qui s’assoit sur un tabouret qu’il fait tourner à toute vitesse ; il s’imagine entendre car son corps vibre ; & Monsieur Régnier de conclure : «il entend avec son derrière !» J’ai gloussé pendant 10 minutes ? Fin de citation.


Ailleurs, elle parle du lancement d’une coopérative par les élèves, à la récréation


Elle cite également, les effectifs qui grossissent, 50 élèves & 2 nouvelles qui doivent arriver d’Algérie.
L’une lui a raconté comment sa tante & son cousin ont été tués. C’est elle qui a dû reconnaître les corps. 
Elle-même a échappé à un attentat, jeté à terre par la présence d’esprit d’une passante. D’autres horreurs suivent…

Jacqueline Bourgeron parle aussi d’une privation de cinéma « La guerre des boutons » par Mlle Roussel à cause des cris lancés à la suite d’une extinction intempestive de la lumière. 
Une terreur cette surveillante d’externat mais d’anciennes camarades devenus pionnes à leur tour ne faisaient pas mieux : J TouzeauClaude Ledroit, A M Muzard ou N Pierre nous collaient aussi Au lieu de sortir en ville, le jeudi après-midi, seules, collées nous allions au petit bois de sapins, obligées de nous boucher le nez en passant devant un dépôt d’ordures ! Quelle exagération !


Dans un courrier suivant, je lui écris que je veux diriger un club de danses folkloriques mais Simone, la Directrice du collège du Chinchon donnera-t-elle l’autorisation ? Elle fut donnée & nous avons passé de bons moments à virevolter… parfois sous le regard bienveillant de Madame la Directrice.
Jacqueline rapporte les sujets de philo donnés en composition ; « On distingue, dans toute perception, 2 éléments, l’élément représentatif & l’élément émotif. A l’aide de quelques exemples choisis aussi différents que possible, expliquez » En Sciences nat : propriétés optiques de solution colloïdales & un exercice sur l’expérience de Dutrochet.

Autres sujets de philo ; « Apprendre à douter, savoir douter est peut-être le secret du bon sens. L’ignorant doute peu, le fou ne doute jamais.
Qu’en pensez-vous ? Quinze jours plus tard : « D’abord vivre ensuite philosopher : comment le justifiez-vous ? Merci Monsieur Régnier, votre pédagogie & vos réflexions ont guidé nos parcours de vie.

Sujet de la composition de sciences nat : structure des gamètes chez l’animal. Fécondation : exercice sur le croisement d’une souris blanche homozygote & d’une souris grise d’ascendance inconnue.

Elle parle d’un article que je prépare pour le journal du lycée : un verbiage féminin qui fut amèrement critiqué par les garçons.

D’autres lettres suivront parlant de sa vie personnelle ; J Bourgeron, A lacombe, C chaumont C Grabos & moi-même seront reçues à la 2nde partie du bac.
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A la rentrée 63-64 je serai, à mon tour surveillante & je retrouverai des d’anciennes & d’anciens élèves passés dans l’autre camp : A M Muzard, C Grabos, Kubiak, Maliki, Berthon etc….
Beaucoup de sorties, peu de travail, la rencontre avec un jeune prof d’éducation physique nommé au lycée.
Le mariage l’été 65 & le départ à la coopération en octobre 65, en Algérie. Une page venait de se tourner.
Oubliée l’insouciance, il fallait sérieusement se mettre au travail, une classe de CM1 de garçons dans un quartier défavorisé d’Alger, attendait un instituteur. Un jour d’observation dans une classe similaire & me voilà propulsée dans l’arène pour de nombreuses années.
Je remercie tous les enseignants qui m’ont aidé dans mon métier d’institutrice, de conseillère pédagogique & de directrice d’école. A mon tour, j’ai essayé d’être toujours à la pointe d’une pédagogie innovante pour que vive la langue française !
   
    Geneviève  Champeaux, Castagniers, Avril 2016

Souvenirs complémentaires des années charnières.

L’année scolaire 1959-1960 marqua notre passage en seconde. Un premier écrémage des élèves refusées au BEPC les dirigea dans une formation plus rapide vers le monde du travail, alors que de nouvelles lycéennes arrivèrent : celles qui venaient des collèges des alentours ayant les capacités nécessaires pour continuer des études qui les conduiraient au baccalauréat. Enfin, il y avait celles dont les parents avaient déménagé et qui étaient admises, d’office, au lycée le plus proche de leur domicile.
Josette H appartenait à cette catégorie. Elle était intelligente, brillante, bavarde et dotée d’une mémoire phénoménale : il suffisait qu’elle lise, une fois, une leçon d’histoire par exemple, pour la réciter ensuite, presque mot à mot ! Par quel heureux hasard suis-je devenue amie avec elle ? Je ne sais plus. 
Elle venait de Bretagne alors que moi, j’habitais depuis ma naissance, dans le Gâtinais. Nous n’étions pas du même milieu social mais, toutes les deux, dans la même classe.
La 2nde B au collège de Jeunes Filles du Chinchon, se déroule sereinement pour les internes qui n’ont accès ni aux journaux, ni à la radio encore moins à la télévision naissante pour relater l’ambiance pesante et instable à laquelle la France se trouve confrontée : les événements d’Algérie. 
Les matières enseignées sont les français, le latin, l’anglais, l’allemand ou l’espagnol, les mathématiques, un peu, les sciences naturelles, la physique et la chimie, et, l’éducation physique. La musique, comme le dessin et la couture sont seulement en option pour celles qui le désirent. 
C’est une année, comme aujourd’hui, sans examen en fin d’année scolaire. 
En dehors de nos cours, de nos  heures d’étude et de nos repas, nous les internes, avons des loisirs pour discuter ou pour lire. Nous devenons très amies, Josette et moi : nos idées convergent.

À la rentrée scolaire 1960-1961, le grand chambardement se produit, nous sommes en 1ère B. Nous allons dorénavant, suivre nos cours au ‘‘Lycée-en-Forêt’’. 
Les cars Darbier se chargent de nous transporter ; les internes filles vont rejoindre les demi-pensionnaires, les externes et les garçons ainsi qu’une catégorie différente : les internes qui n’ont pas obtenu une place au dortoir, sont logées dans une famille de Montargis qui leur fournit une chambre & le petit-déjeuner contre rétribution. 
Une nouvelle élève débarque : Michèle J est une interne externée: elle quitte l’internat après le repas du soir pour rejoindre sa chambre en ville. Le samedi soir, elle rentre à Orléans où son père est négociant. Le lundi, retour à Montargis. 
C’est une adolescente svelte, joviale, au visage gracieux, portant vêtements de luxe et escarpins raffinés. Elle est remarquée pour son goût exquis et son allure détendue. Le travail scolaire n’est pas sa préoccupation prioritaire. 
Elle est fascinante et Josette H est vite devenue son amie au détriment de notre amitié qui avait débuté l’année précédente. Michèle J revendait ses vêtements à toutes celles qui voulaient et pouvaient acheter des twin-sets, des jupes ou autres tenues dont les jeunes raffolent, pour une modique somme ; moi-même j’ai succombée à la tentation et j’ai pu lui acheter un pull blanc décolleté en V, au toucher agréable, composé de laine et de matière synthétique donc indéformable.

Notre amitié, entre Josette et moi, s’est donc effilochée mais nous sommes restées en bons termes, nous restions assises à la même table, en classe. Je n’étais pas de taille à lutter contre le pouvoir de l’argent et la désinvolture. 
Aussi quand une camarade de classe me proposa de devenir ’’marraine’’ de guerre d’un appelé du contingent qui effectuait son service militaire en Algérie, je n’ai pas hésité : j’ai entamé une correspondance qui dura presque deux ans avec un militaire inconnu…

D’autre part, j’avais l’âge légal pour devenir monitrice de colonies de vacances ; j’ai effectué un stage de formation à Saint-Jean de Bray, près d’Orléans puis, pendant les vacances scolaires, je quittais la maison familiale pour animer des colonies d’enfants, en Haute-Savoie. 
Un nouveau monde s’offrait à moi et je m’y engouffrais corps et âme. Pendant la période scolaire, j’étais une élève qui s’efforçait de travailler le mieux qu’elle pouvait pour obtenir le baccalauréat mais pendant les vacances, j’accompagnais, avec délectation, des groupes d’enfants, dans les Alpes en compagnie d’autres jeunes filles qui avaient fait le même choix.

Le Lycée-en-Forêt était mon port d’attache avec toujours, le collège de jeunes Filles du Chinchon pour nous accueillir, le soir venu; les dimanches, je retournais dans ma famille et l’UFCV, l’Union Française des Centres de Vacances, devenait mon employeur que j’appréciais beaucoup et qui le restera jusqu’à la fin juillet 1964. 

En septembre 1963, l’Éducation Nationale m’employa également en qualité de surveillante d’externat … au Lycée-en-Forêt : j’avais gagné mon autonomie financière et j’étais amoureuse !
Une seconde année de pionicat au Lycée-en-Forêt, prise de nouvelles décisions, mariage et départ pour enseigner dans les écoles primaires en  Algérie.
La page ‘‘ Lycée-en-Forêt de Montargis’’ était définitivement tournée ! 
Les bons souvenirs des dix années passées à Montargis restèrent gravés dans mon journal et dans ma mémoire. 
J’ai  plaisir à vous les faire partager.

                                     Castagniers, mai 2016